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Hermès parmi les loups : sens commun, institutions de sens et doxanalyse

in Au Corps du Texte. Hommage à Georges Molinié, D. Denis-O. Soutet et alii (eds), Paris, Honoré Champion, Bibliothèque de Grammaire et de Linguistique, 2010, pp. 339-353. ⬇ PDF

Cet article propose une élaboration du concept d’ « institution de sens » à partir des acquis méthodologiques et conceptuels de la théorie linguistique du sens commun. Il y est notamment question de d’exposer une première caractérisation de la fonction critique, comprise comme activité discursive plurimodale.


La théorie linguistique du sens commun et la notion de corpus linguistique

in L’Analyse de corpus linguistique, N. Garric- J. Longhi (éds.), in Cahiers du Laboratoire de Recherche sur le Langage, Université Blaise Pascal, n°9, 2009. pp. 133-141. ⬇ PDF

Cet article expose une nouvelle conception de l’analyse des corpus linguistique, à partir des concepts de la théorie discursive du sens commun. Il est désormais possible de rendre compte de la dynamique d’un discours en se fondant sur la distinction tripartite entre « canon », «vulgate », « doxa ».


Sens commun et effets de discours : note sur la contribution de la speech act theory à l’analyse des normes sémiotiques

in Les Emotions en discours. L’Usage des passions dans la langue, Presses Universitaires de Rennes, col. « Interférences », 2008, pp.65-79. ⬇ PDF

Cet article propose une réflexion programmatique sur les relations entre pragmatique linguistique (théorie de l’interaction verbale) et praxéologie (théorie générale de l’action). Elle revient longuement sur les enjeux ainsi que la richesse du concept d’ « effet de discours », propre à la tradition rhétorique mais réinvesti sous la désignation d’ « acte perlocutoire » par J -L. Austin.


Des normes du sens commun à une politique du sens commun

in Normativités du sens commun, C. Gautier-S. Laugier (éds.), Presses Universitaires de France, 2008 pp.161-199. ⬇ PDF

Cette étude constitue une enquête approfondie sur les principales filiations du concept de sens commun dans l’histoire de la philosophie. L’enquête permet d’identifier comment, à partir de la « philosophie du langage ordinaire », une théorisation linguistique de ce concept devient possible. L’un des enjeux de cette perspective est de conférer une base épistémologique stable à une théorie critique d’inspiration pragmatique.


Victime : histoire d’un mot, formation d’un concept

in Revue Internationale de Victimologie, n°18-19-20, juillet-août 2008. ⇛ sur jidv.com

Cette étude constitue une contribution terminologique à la victimologie. Elle a notamment pour objet d’exposer l’histoire du concept de victime, à partir des différentes élaborations historiques et culturelles du mot « victime ». Elle vise par-là même à mettre en garde contre des usages incontrôlés d’un terme marqué par la connotation sacrificielle, de manière à faire droit à une compréhension sociologique mais aussi juridique de la condition de victime.


Pragmatique linguistique et normativité : Remarques sur les modalités discursives du sens commun

in Discours et Sens commun, Langages, n°170, G.-E. Sarfati (ed.), Paris, Larousse, juin 2008, pp.92-108. ⬇ PDF

Cet article synthétise les principaux acquis méthodologiques et conceptuels de la théorie linguistique du sens commun. La distinction entre trois variantes d’un même discours (stade canonique, stade de la vulgate, stade de la doxa) y est élaborée sur la base de critères fonctionnels susceptibles de renouveler l’analyse du discours.

 


Problématique d’une théorie linguistique du sens commun et de la doxa

in Les Morales Langagières, R. Delamotte-Legrand (éd.), Paris, Publication des Universités de Rouen et du Havre, 2008, pp. 39-59. ⬇ PDF

Cet article propose une élaboration de la théorie linguistique du sens commun, en distinguant notamment, de manière plus précise, entre les concepts de « sens commun » et de « doxa », en situant cette recherche dans la perspective de la « pragmatique topique », c’est-à-dire d’une théorie générale des lieux du discours.


Canon, vulgate, doxa : enjeux socio-discursifs du stéréotypage dans la dénomination intermittent

avec J. Longhi, in Stéréotypage, stéréotypes : fonctionnements ordinaires et mises en scènes, in Langue(s), discours, T 4, H. Boyer (éd.), Paris, L’Harmattan, 2007, pp. 123-131. ⬇ PDF

Cette étude conjointe constitue une mise à l’épreuve fructueuse de la théorie linguistique du sens commun dont elle établit la pertinence pour l’analyse des corpus linguistique. Il s’agit notamment de rendre compte des mécanismes de la dynamique discursive qui rend compte des variations d’un vocable situé à l’intersection de différentes traditions de discours politiques.


Note sur le concept de sens commun : approche pragmatique et socio-discursive

Langages & Société, n°119, Paris, 2007, pp.63-80. ⬇ PDF

Cet article expose les conditions d’une théorisation linguistique du concept philosophique de sens commun, dans la perspective d’une définition socio-discursive de la notion de « communauté de sens ». La distinction entre trois formes de variations d’un même discours (« canon », « vulgate », « doxa ») y est exposée pour la première fois.


Questionner la limite : à propos de R. Antelme

in Face à l’extrême, Tangence, n°83, Revue de l’Université de Québec, Montréal, 2007, pp.107-124. ⬇ PDF

Cette étude analyse la lettre que Robert Antelme adressa à Dyonis Mascolo au sortir de sa captivité dans les camps nazis. Elle en scrute les rythmes, les inflexions pour communiquer l’unicité d’une expérience qui se métabolise du texte. Elle met en lumière les paradoxes d’un dit qui parle de l’intérieur d’une existence qui a fait l’épreuve de la « face cachée de l’humain ».


Ce qu’écrire veut dire : Victor Klemperer et la fondation de la linguistique politique

in Revue des Sciences Sociales, n°36, Université de Strasbourg, 2006, pp. 56-67. ⬇ PDF

Cette étude met en évidence l’originalité radicale de la description que V.Klemperer fait de la subversion de la langue allemande par la propagande nazie. Elle indique notamment en quoi le maître ouvrage LTI du disciple de Karl Vossler a posé, à la même époque que A. Gramsci en Italie, les bases la linguistique politique.


De la philosophie et l’anthropologie à la pragmatique. Esquisse d’une théorie linguistique du sens commun et de la doxa

Groupe d’Etudes en Psycholinguistique et didactique, Cognition, langue et culture : éléments de théorisation didactique, Paris, 2000, pp. 39-52. ⇛ sur formes-symboliques.org

Cet article pose les jalons d’une réflexion générale sur les perspectives d’une théorie discursive du sens commun, à partir d’une restitution des principales définitions philosophiques de ce concept. Une théorisation contemporaine doit prendre en considération aussi bien la dimension perceptive que la dimension cognitive et gnomique de l’idée de sens commun.

Linguistique


Fernando Pessoa's Lisbon: Toponymy vs Heteronomy

in Partial Answers, Journal of Literature and The History of Ideas, Johns Hopkins Press – The Hebrew University of Jerusalem, vol. 10, n°1, january 2012, pp. 149-161.
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L'hypothèse de recherche développée dans cette étude de critique littéraire consiste à poser que le poète Fernando Pessoa a livré dans le petit livre intitulé Lisbonne l'essentiel de sa mythologie poétique et identitaire. Loin de n'être qu'un « guide touristique », comme le soutient la spécialiste de l'oeuvre de Pessoa, Lisbonne serait une clef fondamentale pour son l'interprétation.


Analyse du discours et sens commun : institutions de sens, communautés de sens, doxa, idéologie

in Matériaux philosophiques pour l'analyse du discours, J. Guilhaumou-Ph. Scheppens (dir.) Presses Universitaires de Franche-Comté, 2011, pp.139-173.
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Cette vaste étude reprend les principaux acquis de la théorie linguistique du sens commun, et revient plus particulièrement sur la portée du concept d'institution de sens. L'élaboration de ce dernier concept, permet en outre de compléter le modèle standard par une réflexion inédite sur le concept d'idéologie, et les liens que les discours idéologiques entretiennent avec la doxa. Mais dans la mesure où la pragmatique topique se développe également comme une théorie critique, une analyse importante est également consacrée à la dimension éthique des différentes perspectives de la critique sociale.


De la sociologie des guerres (Bouthoul) à la sociologie des conflits (Freund). Quelques remarques sur une dette intellectuelle méconnue

in Julien Freund. La dynamique des conflits, in G. Delannoi – P. Hintermayer – P.A. Taguieff
Paris, Berg, 2010, pp. 37-45.
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La réflexion développée dans cette étude, revient sur les fondements théoriques de la polémologie -discipline développée par Gaston Bouthoul- de manière à rappeler comment le projet de J. Freund s'inscrit dans les cadres d'une pensée qui lui a conféré ses principales assises. L'un des enjeux de cette analyse est de mettre en évidence les niveaux d'enchevêtrement de deux conceptions de la polémologie. Il s'agissait entre autres de montrer le caractère toujours actuel et novateur de la pensée de Gaston Bouthoul, d'emblée attentif à l'importance des discours et des doctrines pour la compréhension des facteurs belligènes.

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Préfaces


Préface à Havalim : Havalim et Fetah, Les nantis de Dieu

Paris, Persée, 2010. ⬇ PDF


Préface à J. Longhi : Objets discursifs et doxa : essais de sémantique discursive

Paris, L'Harmattan, Col. « Sémantiques », 2008, pp. ⬇ PDF